Elle a de moindres performances agronomiques et un impact négatif sur les filières de transformation. Une étude conduite sur 4 ans par l’UFS section céréales (Union Française des Semenciers) et publiée en 2007 montre que :
- 80% des lots de semences de céréales de ferme auraient été refusés aux épreuves de certification des semences.
- 60% des lots de semences de ferme auraient été hors normes du essentiellement à la présence de graines de mauvaises herbes.
- 7,6% des lots de semences de ferme auraient été hors normes, du le plus souvent à des erreurs de variétés. Ils constituent alors un risque de pollution des lots en filières tracées.
La protection de la semence est aléatoire.
Pour la semence dite «de ferme», les agriculteurs ont la possibilité d’appliquer par eux-mêmes les produits de protection des semences. Cette protection réalisée avec du matériel peu spécialisé conduit à des enrobages hétérogènes, sous ou sur-dosés. Selon l’UFS, plus d’un lot sur deux de semences enrobées à la ferme étaient sous dosés par rapport à la quantité définie lors de la délivrance des AMM (Autorisation de Mise en Marché des produits phytosanitaires). Dans ce cas, l’utilisation des produits de traitement est inefficace et constitue un gaspillage. De plus, la manipulation de matières actives nécessite des précautions et une gestion des déchets et des effluents.


AGPB – Céréaliers de France-
Fonds de Soutien à l'Obtention Végétale
GNIS
Les semences au coeur de la vie.
UFS – Union Française des semenciers -